Il y a quelques mois, nous avons testé la 2ème génération du casque MMX300 de Beyerdynamic, et le casque nous a renouvelé l’excellente impression que nous avions eu avec son aîné.
La marque renouvelle et étoffe ses modèles depuis l’année dernière, et nos lecteurs assidus se souviendront du casque Custom One Pro que nous avions testé il y a maintenant plus de 4 ans. Ce casque était un casque stéréo nomade présentant la particularité d’avoir ses basses ajustables via un curseur sur chaque écouteur.

Et bien Beyerdynamic renouvelle cette expérience passée, qui était une réussite selon moi, et nous propose un modèle très proche qui va s’orienter un peu plus vers un public de gamers : le bien nommé Beyerdynamic Custom Game.

« Intéressant ? » direz-vous.
C’est ce que nous allons voir à travers ce test 😊

[INFO] Dans un souci de cohérence, la notation de ce casque a été harmonisée avec celle des autres modèles que j’ai testés sur ce site et disposant de ce même en-tête : la note des casques plus anciens est ainsi plus représentative en comparaison des casques actuels et de l’évolution de leurs prix respectifs.

Caractéristiques techniques du Beyerdynamic Custom Game

  • Casque stéréo circum-aural de type fermé
  • Impédance : 32 Ohms
  • Réponse en fréquence audio (casque) : 5 Hz – 35 000 Hz
  • Microphone cardioïde (unidirectionnel)
  • Réponse en fréquence audio (microphone) : 30 – 18000 Hz
  • Atténuation audio moyenne : 18dB
  • Câbles :
    – 1 câble de 1,20 avec télécommande filaire et microphone perche, avec connectique 1 x jack 3,5 mm 4 pôles (câble smartphones)
    – 1 rallonge de 2,5m avec connectique 2 x jacks 3,5 mm 3 pôles (casque + micro, câble PC)
  • Poids (casque + câble): 332 g

Déballage et premières impressions

Beyerdynamic a re-stylisé ses packagings qui sont un peu moins sobres qu’autrefois. On garde la même base avec un carton en gris foncé et blanc principalement, avec un visuel du casque sur les différentes faces, mais cette fois des vignettes orange fluo viennent à l’avant mettre en avant les points forts du casque.

La face avant s’ouvre en plus comme un livre, cette « page » étant retenue par une pastille de scratch. Sur la partie gauche, nous retrouvons de beaux visuels du produit et sur la partie droite, on nous vante les avantages de ce casque.

Sur le côté, le carton d’une des faces est remplacé par du plastique transparent, laissant apparaître le casque de profil.
A l’arrière enfin, c’est plus coloré avec encore un visuel du casque, au milieu de ce qu’on pourrait qualifier d’un dessin abstrait orange fluo et gris sur fond noir, permettant au casque de se détacher au centre : c’est très réussi.

A l’intérieur, une simple partie centrale en carton permet de caler les accessoires et de disposer le casque « à cheval » dessus. On y retrouve donc :

  • le Beyerdynamic Custom Game bien sûr
  • 1 câble smartphone court avec micro-perche et télécommande et prise jack 3,5mm 4 pôles
  • 1 rallonge de 2,5m avec prise jack 2 x 3,5mm 3 pôles
  • 1 adaptateur jack 6,35mm vissable
  • 2 paires de plaques d’oreillettes (« covers ») interchangeables imprimées recto-verso.

Pas de housse de transport comme sur le Beyerdynamic MMX300 Gen2 sorti la même année, chose contradictoire quand on sait que cet autre modèle a une vocation plus sédentaire et que le modèle de notre test est un modèle orienté nomade.

Les câbles sont gainés d’un solide plastique noir mat et les connectiques plaquées or respirent la qualité ! Le tout est amovible, évitant les problèmes d’arrachement et permettant de changer un câble si celui-ci est abîmé. Cependant, il ne sera pas possible d’utiliser n’importe quel câble du commerce, un petit détrompeur en plastique empêchant d’introduire un câble tiers.

La télécommande est faite de plastique noir mat, est compacte et ergonomique. Elle dispose d’une molette permettant de régler le volume sonore, un large bouton coulissant pour activer/désactiver le microphone, et un dernier sur la tranche servant de bouton multifonctions si le casque est branché sur un smartphone/tablette.

Mais détaillons le casque désormais.

Pas de grande surprise avec ce Beyerdynamic Custom Game, nous sommes dans le prolongement direct du Custom One Pro et bien en présence d’un casque de la marque allemande.

La structure du casque est faite d’aluminium anodisé noir, de l’arceau jusqu’aux supports d’écouteurs. Pas de changement notable depuis le Custom One Pro.

Les capots d’écouteur sont en plastique solide, sur lequel vient se visser une sorte « d’anneau » qui viendra bloquer la plaque décorative interchangeable. Sur le papier l’idée de pouvoir personnaliser l’apparence de son casque de manière simple est vraiment séduisante, le système d’anneau fixé par vis est irréprochable, par contre pour ce qui est de la plaque en elle-même … il en va autrement.

Fort d’une qualité de fabrication exemplaire de bout en bout, Beyerdynamic a pourtant choisi pour ce casque de proposer ces plaques décoratives … en carton légèrement plastifié ☹
Ça fait vraiment ultra low cost ! Et c’est d’autant plus dommage qu’un casque nomade (sans housse qui plus est) sera forcément soumis à des frottements s’il est transporté dans un sac ou soumis inévitablement à des projections d’eau s’il est amené à être porté sous la pluie. Je ne donne pas cher de ces décorations en carton dans ces 2 cas de figure… Dommage que cette bonne idée soit desservie par le choix d’un matériau aussi « cheap »… Passons.

Un bandeau rembourré de mousse et recouvert de similicuir vient se fixer à l’aide d’un scratch autours de l’arceau en métal. Il permet de dissimuler non seulement le métal de l’arceau mais aussi l’épais câble passant d’un écouteur à l’autre, offrant au haut du crâne une surface de contact lisse et rembourrée.

Les mousses des écouteurs sont à mémoire de forme et recouvertes de similicuir. C’est à l’arrière de ces écouteurs qu’on retrouve la particularité que le Custom One Pro avait initiée : deux « curseurs », sortes de tétons en métal, dépassent légèrement, pouvant coulisser pour prendre chacun 4 positions distinctes, offrant 4 rendus audio différents.

La première impression est donc excellente dans l’ensemble : choix des matériaux, assemblage de qualité, solidité évidente, et même customisation (malgré les plaques décoratives en carton …), dur de trouver un vrai point négatif à ce casque, si ce n’est une sobriété venant plus du monde audio que du monde gaming.

Confort

A l’instar de ce que les modèles précédents de la marque proposaient, le Custom One Game se révèle être un casque très agréable à porter, sachant se faire oublier pour les longues sessions de jeu pouvant durer plusieurs heures.

Comme tout casque disposant d’un habillage similicuir sur ses mousses d’écouteurs, la sensation de chaleur sera de la partie dès que le jeu s’intensifiera, ce désavantage étant compensé par la bonne isolation passive du casque dû au choix de cette matière.

Au final, seule son apparence très imposante en fera un modèle à l’utilisation nomade peu discrète, sinon il restera agréable aussi longtemps que vous le porterez.

En termes de confort d’utilisation, le casque s’en sort bien également. Les curseurs de réglage des basses que je détaille plus loin se manipulent facilement, bien qu’on le fasse par facilité une fois le casque retiré, et les commandes déportées sur la télécommande filaire sont facilement accessibles. Comme je commente à chaque fois, j’ai une nette préférence pour les casques disposant de commandes directement au niveau des écouteurs, mais il faut avouer que cette télécommande « fait le taf », donc sur ce point, on va dire que le confort à l’usage est standard par rapport à ce qu’offre la concurrence.

Qualité du rendu audio

Le Beyerdynamic Custom Game tient l’appellation “Custom” peut être un peu à cause de ses plaques décoratives d’écouteurs, mais surtout parce qu’il permet de personnaliser son rendu audio. En dehors de Beyerdynamic et du modèle Custom One Pro que nous avons testé il y a plusieurs années, ce concept reste à ma connaissance unique.

Par une simple action mécanique, un curseur sur chaque écouteur va venir pouvoir coulisser sur 4 positions et ainsi augmenter progressivement la part de basses dans le rendu audio global du casque. Ces curseurs sont appelés les « Custom Sound Slider » par la marque.

L’explication technique derrière ça est en fait l’ouverture, plus ou moins grande selon la position, d’un trou derrière la membrane du transducteur, modifiant le débattement de celle-ci. Cette modification de comportement a surtout une incidence sur le bas du spectre audio : les basses.
D’après Beyerdynamics, cette modification est aussi censée modifier le type du casque : en position avec les basses au minimum, le casque est censé être de type fermé, isolant des bruits extérieurs, alors qu’avec les basses au maximum, il est censé être de type ouvert.

Ces 4 « profils audio physiques » sont bien différents, ce qui rend le casque tout particulièrement intéressant et polyvalent : chacun trouvera le réglage qui lui convient selon ses préférences personnelles ou son environnement de jeu.

On part pour la 1ère position d’un rendu très basseux, prenant le dessus sur le reste du spectre, et on va en « allégeant » le bas du spectre et révélant le reste en avançant dans les positions : on retrouve ainsi en 3ème position un rendu très détaillé et proche du neutre, tandis que la dernière position coupe largement les basses pour mettre en avant les médiums-aigus.

Au niveau de la fermeture/ouverture du casque, je n’ai pas relevé lors de mes tests de différence marquante sur ce point : pour moi le casque reste fermé, voir semi-ouvert à la rigueur, mais rien à voir avec le ressenti d’un casque ouvert sur les oreilles. Je n’ai pas vraiment eu non plus l’impression que l’isolation passive du casque changeait vraiment en fonction de la position.

Pour écouter de la musique, ce réglage est peut être intéressant à tester selon le style musical écouté, même si on retrouve très souvent un égaliseur permettant également de personnaliser le rendu en parallèle.
Quand il s’agit par contre d’utiliser le casque pour les jeux-vidéos, d’autant plus si c’est sur console, ce réglage prend tout autre sens : faute d’égaliseur et à moins d’utiliser un boitier convertisseur tel que le Mixamp ou un équivalent, vous pourrez avoir un casque au rendu qui vous correspond, quitte à changer de réglages en fonction du jeu.

D’une manière générale, quel que soit la position choisie et donc la quantité de basses voulue, le rendu reste très détaillé avec une bonne scène sonore et une spatialisation vraiment large pour un casque fermé/semi-ouvert. Et si les 2 positions extrêmes déséquilibrent pour moi un peu trop le rendu global du signal audio, les 2 intermédiaires sont vraiment très intéressantes et permettront de satisfaire à mon avis la plupart des joueurs.

Rendu du microphone

Le rendu du microphone dont dispose le Beyerdynamic Custom Game est parmi ce qui se fait de mieux dans le genre.

La voix est captée avec précision et atténue très nettement les bruits environnants qui pourraient être présents. Le timbre de voix est restitué à l’identique, sans tirer sur les graves ou les aigus, tout en restant parfaitement net.

Rien à redire de ce côté-là donc, vos coéquipiers ne pourront pas se plaindre de ne pas vous entendre ^^

Conclusion sur le Beyerdynamic Custom Game

Le Beyerdynamic Custom Game se positionne dans le prolongement de ce qu’avait initié le Custom One Pro : un casque partant d’une base audiophile, « Beyer » oblige, et qui réussit à faire le grand écart entre une utilisation nomade et une utilisation gaming, le tout en offrant une qualité globale excellente dans tous les domaines : qualité de fabrication, rendu audio paramétrable, microphone efficace, confort tout à fait correct et j’en passe.
S’il n’y avait mon petit « coup de gueule » sur les plaques décoratives et l’absence de housse qui est vraiment un manque pour un modèle nomade, ce casque frôlerait la perfection.
Commercialisé aux alentours de 200€, ce « simple casque stéréo » est pour moi bien positionné avec ce prix : vous avez un casque présentant une qualité très supérieure à bon nombre de modèles estampillés « hard core gaming » et il vous permettra de profiter pleinement lors de séances d’écoutes musicales. Un « touche à tout » réussi.
Malgré tout, pour les joueurs n’envisageant que de l’utiliser pour jouer et ne recherchant pas un rendu audio de haut vol et une prestation « premium », d’autres marques proposent des modèles très corrects à des prix 2 à 3 fois inférieurs. Une fois encore, le choix dépendra des critères importants pour chaque joueur.

Les plus :

  • Excellent rendu audio avec basses personnalisables
  • Bon confort
  • Finitions exemplaires
  • Polyvalence du casque

Les moins :

  • Prix élevé pour du « gaming pur »
  • Plaques décoratives en carton…abusé !

Ou l’acheter ?

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