Une fois n’est pas coutume, nous nous attaquons aujourd’hui à un produit qui n’a que trop rarement été testé sur notre site : un volant gaming !
C’est donc le modèle TrailBlazer de la marque Speedlink qui est à l’honneur dans ce test.

Voyons s’il arrivera à nous apporter un plus dans les jeux de courses par rapport à un gamepad classique.

Présentation

La marque Speedlink ne propose que 3 modèles de volants à son catalogue : le Black Bolt et le Drift O.Z semblant très proches, tous deux compatibles PC uniquement, et le TraiBlazer compatible PC et consoles.

Ce Speedlink TrailBlazer est décliné dans 2 packagings, un aux couleurs Xbox et un aux couleurs Playstation. D’après la notice, il s’agit bien d’un seul et même modèle compatible avec les différents supports, car utilisant la manette de la console correspondante comme « passerelle » de connexion (nous verrons ça plus loin dans l’article).

Mais plus en détail, qu’offre le TraiBlazer ?

Il s’agit donc d’un volant gaming disposant de 8 boutons en façade et d’une croix directionnelle (D-pad) et à l’arrière de 2 palettes « papillons » et de 2 autres boutons. On retrouve aussi à l‘avant au centre sous le logo les 3 boutons « système » tels qu’on les retrouve sur consoles (Share, Home et Options pour PS4). Un levier de vitesse séquentiel est présent sur sa partie droite, juste derrière le volant;

Le volant est accompagné de son pédalier à 2 pédales qui permettra de gérer accélération et freinage au pied.

Il fonctionne en filaire sur PC et consoles, les branchements variant selon le support, avec dans tous les cas un câble entre le pédalier et le volant, un câble USB pour l’alimentation (et le signal sur le PC), et un dernier câble sur consoles pour venir se brancher à la manette sans-fil.

Ce volant d’entrée de gamme ne dispose pas de retour de force mais embarque malgré tout des moteurs de vibration à l’instar des manettes afin d’apporter quand même quelques sensations en cas de choc ou autre.

Caractéristiques constructeur

  • Compatibilité Xbox One, PlayStation 3, 4 et PC
  • Embrayage ultra-rapide grâce au levier de vitesse professionnel et à l’accessibilité optimale des palettes
  • Pédale d’accélérateur et de frein garantissant un dosage précis
  • Pédalier avec pieds en caoutchouc
  • Effets de vibration saisissants pour des sensations extrêmement réalistes
  • Croix directionnelle numérique d’une très grande précision
  • 12 touches
  • Possibilité de reprogrammer certains éléments de commande
  • Grande amplitude de braquage de 180°
  • Sensibilité réglable
  • Revêtement gomme du volant pour une tenue en main parfaite
  • 2 voyants d’état indiquant le mode activé
  • 7 ventouses pour une tenue irréprochable
  • Longueur des câbles : 2 m (USB), 1,6 m (pédalier)
  • Dimensions du volant : 264 × 252 mm (L × H)
  • Dimensions : Volant : environ 270 × 330 × 275 mm (L × P × H)
  • Pédalier : environ 220 × 232 × 120 mm (L × P × H)
  • Poids : environ 1,45 kg (volant), 0,46 kg (pédalier)

Déballage

Le packaging du Speedlink TrailBlazer est des plus sommaires : un carton en majorité blanc sur les différentes faces avec juste la face supérieure et un bandeau aux couleurs de la console, bleu pour Playstation ou vert pour Xbox.

On retrouve sur les différentes faces quelques visuels du volant et de son pédalier ainsi que les principales caractéristiques.
A l’intérieur les 2 accessoires sont juste emballés dans un plastique protecteur et séparés par quelques pièces de carton pour éviter tout frottement.

Le strict minimum donc, mais au final le strict nécessaire : une fois sorti du carton, votre volant a peu de chances d’y retourner un jour donc pas besoin de fioritures, le tout est bien protégé, et c’est suffisant.

Premières impressions

Une fois sortis de leur carton, faisons un peu le tour de ce volant Speedlink Trailblazer ainsi que de son pédalier.

Le volant est entièrement fait de plastiques noirs au rendu légèrement satiné (ni glossy ni mat, un peu entre les deux), recouvert sur une grande partie du volant par du plastique rouge souple avec un toucher gomme très agréable. Ces 2 zones de gomme rouge couvrent environ 75% du volant sur les parties gauche et droites où vous mettrez les mains, seuls une petite zone en bas et une un peu plus grande en haut au centre n’étant pas protégées par cette gomme. Celle-ci dispose de légers reliefs, sorte de « micro-perforation » pour améliorer sa préhension.

Les différents boutons présents sur la manette se retrouvent sur la face avant : le D-pad et les 4 boutons de façade de part et d’autre du centre du volant, les boutons liés aux gâchettes L1/L2 et R1/R2 sont directement sur l’arceau du volant à « 10h10 » et enfin les touches L3 et R3 à l’arrière de l’arceau à la même hauteur que les touches des gâchettes.
On retrouve bien entendu à l’arrière les « palettes papillon » de passage de vitesse, ainsi qu’un court levier de vitesse séquentiel sur la droite (1 « clic = passage d’une vitesse), recouvert d’un plastique-gomme noir au ressenti proche de celui du volant.

En dessous, 7 ventouses souples permettent la fixation du volant à votre bureau ou support de jeu. Le choix de cette méthode de fixation est loin d’être idéal, obligeant à jouer sur un support parfaitement lisse, mais il est dur de demander un système plus évolué pour un volant d’entrée de gamme.

A l’arrière du volant, on retrouve la base du câble fixe en USB-A qui permet d’alimenter le volant électriquement, un port USB-A femelle ainsi qu’une prise ressemblant en tous points à du RJ11.
Le port USB femelle vous servira à brancher la manette de la console à la fois pour alimenter celle-ci et s’en servir de passerelle de communication vers la console, le port RJ11 lui sert à raccorder le pédalier.

Celui-ci également fait de plastiques noirs très proches de ceux utilisés pour le volant. La partie principale accueille les 2 larges pédales servant pour l’accélération et le freinage. Celles-ci sont légèrement courbées pour s’adapter en fonction de l’angle de vos jambes et pied et offrir ainsi une plus grande surface de contact. Des cercles en relief sont présents sur leur surface pour augmenter l’adhérence avec vos chaussures (ou chaussons ^^). Leur course est longue et régulière, même un peu dure je dirais au début, mais je pense qu’avec les heures de jeu, les ressorts vont s’assouplir. Une « bavette » avec de grosses rainures est présente à l’avant de cette partie principale afin de caler ses talons sans risques de glisser. Cette bavette est articulée avec la partie principale, ce qui est une bonne chose si vous n’êtes pas sur un sol plat ou inversement, si vous voulez relevez une des 2 parties pour mieux s’adapter à votre position en fonction de votre installation.

Sur le dessous, on retrouve 9 larges patins en plastique souple, sorte de caoutchouc, avec un quadrillage serré en relief empêchant au pédalier de bouger quand vous appuierez dessus.

L’ensemble donne plutôt une impression de qualité, bien que le Speedlink Trailblazer soit clairement un volant d’entrée de gamme. Nous verrons mon ressenti à l’usage mais au déballage, ce volant+pédalier est donc une bonne surprise : je ne pensais pas qu’on pouvait avoir un équipement à l’apparence « sérieuse » pour ce prix. Un bon point.

Configuration

Même si celle-ci est très simple, je tenais à consacrer une petite partie sur la configuration du Speedlink TrailBlazer qui présente une originalité que je n’avais jamais rencontrée avant. Ayant testé quand même pas mal de matos ces dernières années, je pense que ça méritait quand même quelques lignes.

Sur PC, rien de sorcier : une fois le volant relié à son pédalier, on branche le câble USB à votre UC, on installe le driver et hop … clap de fin !

Sur consoles en revanche, c’est un peu différent : le pédalier va toujours sur le volant, mais le câble USB doit être relié à la console. Surprenant sur PS4 quand on sait que le port détecte uniquement quelques périphériques comme des casques, claviers ou boitiers audio. Et en effet ce volant n’étant pas « plug n’ play PS4 », il n’est pas détecté directement par celle-ci.

En fait s’il fonctionne sur consoles, c’est parce qu’il reste un branchement à effectuer : la manette doit être branchée en USB directement sur le volant. La raison est qu’en fait les touches de la manette vont être « mappées » (réaffectées) aux différentes touches du volant, et c’est la manette qui communique avec la console.

Ce fonctionnement est assez unique je pense, n’ayant personnellement jamais testé d’autre accessoire fonctionnant ainsi, mais le fait est que ça fonctionne très bien : les différentes commandes du volant réagissant au doigt et à l’œil sans lag ou autre problème de déconnexion.

En termes de configuration, le volant offre peu de réglages mais ceux-ci sont bien choisis, permettant ainsi d’agir sur les seuls paramètres importants selon moi :

  • 8 des commandes du volant (les 2 palettes, l’accélérateur, le frein, L3/R3 et le levier de vitesse) peuvent être remappés avec n’importe quelle touche. Utile si la manip n’est pas faisable directement dans le jeu et que les commandes de celui-ci ne correspondent pas à l’affectation par défaut des commandes sur le volant.
  • La sensibilité du volant peut être aussi ajustée sur 3 niveaux. Cela permet de le rendre plus ou moins réactif, selon que vous souhaitiez agir sur la direction de votre véhicule en jeu en tournant plus ou moins le volant.

Une installation simple donc, bien que surprenante, et une configuration tout aussi simple et rapide, qui permettra d’utiliser le volant avec n’importe quel jeu de course.

Ressenti en jeu

Avant toute chose, je tiens à préciser que je suis plus habitué aux FPS et autres jeux d’action qu’aux jeux de course, aussi mon avis sera celui d’un (presque) néophyte sur ce type d’accessoire, mes seules autres expériences datant de pas mal d’années sur des bornes d’arcade ou chez un pote avec un des premiers Logitech à retour de force.
Donc je ne suis pas un « expert », mais je pense que ça sera aussi le cas de pas mal de lecteurs : mon ressenti sera donc à adapter en fonction de votre skill sur ce type d’accessoire.

Même si l’usage d’un volant tel que le Speedlink TrailBlazer semble tomber sous le sens pour jouer à un jeu de voiture, ça n’en est pas moins déstabilisant quand on est habitué depuis toujours à jouer à ce genre de jeux à la manette et qu’on passe au volant. Pour ceux qui ont le permis, le ressenti reste je trouve bien différent, mais grâce au paramétrage du volant et/ou du jeu, il faudra essayer de trouver une sensibilité de rotation du volant qui semble réaliste par rapport à la réaction de la voiture en jeu.
Il m’a fallu quelques tours de piste pour commencer à appréhender le volant, mais une fois en main, il faut bien avouer que la sensation est vraiment sympa, rendant la conduite bien plus immersive qu’à la manette forcément.

Le volant ne disposant pas de retour de force, la résistance en le tournant est linéaire, mais au-final ce n’est pas plus gênant que ça. Les touches qu’il embarque servent peu ou pas selon les jeux, et elles ne gênent pas à la prise en main du volant lorsqu’on le tourne, ce qui est un point important je trouve.

Le levier de vitesse séquentiel quant à lui a un emplacement plutôt classique pour ce genre d’accessoires, mais il aurait mérité à être un petit peu moins « caché » derrière le volant. Le problème est que la largeur de l’ensemble s’en serait vite ressentie.

Quant aux pédales, leur socle étant suffisamment lourd et les patins antidérapants étant nombreux, je n’ai eu aucun problème de glissement lors des sessions de jeu.
Aucun problème de latence entre le volant et la console n’a été relevé également, malgré le fait qu’ils ne communiquent pas en direct (mais via la « manette passerelle »).

Si on en restait là, j’aurais bien envie de dire que pour son prix, le Speedlink fait vraiment un sans faute de bout en bout, avec aucun vrai point noir à la clé …

Sauf que …

Il faut bien reconnaître que le système de fixation du volant sur votre bureau via ventouses n’est clairement pas idéal. J’ai un bureau en bois vernis donc assez lisse, et malgré cela, même en humidifiant très légèrement les ventouses, il faut bien avouer que la tenue est vraiment moyenne : ça se décolle toujours un peu, ou ça glisse de quelques millimètres, et dès que vous mettrez de grands coups de volant, vous aurez toutes les chances que la base du volant suive le mouvement …


C’est vraiment dommage car le principe de ce genre d’accessoires repose en quasi-totalité sur le fait qu’il sera bien solidaire du support sur lequel vous l’installez. Et là clairement, ça ne sera pas chose facile. L’idéal serait donc d’avoir une épaisse plaque en verre sur lequel le mettre, ou sinon de bricoler un système pour le fixer (ne rigolez pas, j’ai réussi à faire passer une sangle et à le « saucissonner » sur le bureau ^^).
Donc au final bilan mitigé, et c’est dommage car l’unique point faible de ce volant remet en question toutes ses qualités.

Conclusion sur le Speedlink TrailBlazer

Pour 70-80€, il faut bien avouer que ce Speedlink TrailBlazer propose une solution complète aux amateurs de jeux de caisses dans une fourchette de prix où on ne trouve pas beaucoup de concurrence, les modèles des autres marques commençant à apparaître autour des 150€.
Conception réussie, look vraiment sympa, bonne ergonomie et bonnes sensations en jeu : en mettant de côté l’absence assumée du retour de force, il faut reconnaître que ce volant se présentait vraiment comme idéal pour son prix.
Reste que le problème d’adhérence des ventouses peut vraiment gâcher le plaisir de jeu si vous ne jouez pas sur un support parfaitement lisse.
Je pense que ça sera LE critère qui fera que le Speedlink TrailBlazer sera un super investissement pour certains ou un accessoire difficilement utilisable pour d’autres.
Dommage.
En dehors de cette question de ventouses, ce volant n’en reste donc pas moins un bon produit au prix très bien placé.
A vous de voir en fonction de votre installation si vous pensez que le jeu en vaut la chandelle.

Les plus :

  • Prix intéressant au vu de la qualité
  • Bonne ergonomie
  • Réglages simple et complets
  • Ensemble volant + levier de vitesse + pédalier complet

Les moins :

  • Fixation par ventouses qui ne fonctionne bien que sur des surfaces parfaitement lisses (verre ou synthétique « glossy »)

Ou l’acheter ?

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