Steelseries continue en cette fin d’année son travail de fond pour renommer toute sa gamme, mais aussi pour l’étendre. Ainsi, « feu » le Steelseries H Wireless renommé le Siberia 800, haut de gamme de la marque, voit venir la relève avec ce Steelseries Siberia 840.

Face à une concurrence hyperactive sur le créneau des casques gaming, est-ce que ce nouveau haut de gamme va se tailler la part du lion au milieu de la pléthore de modèles existants ? Et surtout, qu’apporte-t-il par rapport à son grand frère le Siberia 800 ?

Avec tous les casques que j’ai testés, ce Siberia 800 est le seul casque sans-fil que j’ai gardé à titre personnel tant celui-ci m’avait plu, pour jouer quand le sans-fil était nécessaire. C’est donc bien décidé à comparer ces deux modèles et à découvrir ce que cette nouveauté avait à offrir que je me suis attaqué à ce test.

[INFO] Dans un souci de cohérence, la notation de ce casque a été harmonisée avec celle des autres modèles que j’ai testés sur ce site et disposant de ce même en-tête : la note des casques plus anciens est ainsi plus représentative en comparaison des casques actuels et de l’évolution de leurs prix respectifs.

SteelSeries Siberia 800 vs. SteelSeries Siberia 840 : quelles différences ?

J’aurais pu distiller les différences à travers le test, mais je sais que les moins courageux voudront une réponse directe, alors commençons par ça.

Steelseries Siberia 840

Visuellement, l’unique différence entre les 2 modèles est la couleur des capots d’écouteurs : noir glossy sur le Siberia 800, gris façon « alu brossé » sur le SteelSeries Siberia 840, mais en plastique pour les deux.

Au niveau technique, les « vraies » différences sont au nombre de deux :

  • Le premier changement est au niveau logiciel, donc selon moi très discutable : il est maintenant possible de modifier et enregistrer différents presets dans l’égaliseur afin de garder en mémoire ses réglages favoris. Rien n’empêchait techniquement Steelseries d’implémenter cette mise à jour du firmware sur le Siberia 800, et si elle a le mérite d’exister et des avantages certains, il aurait été bon de garder à niveau leur « ancien haut de gamme » qui valait quand même la modique somme de 300€. Sortir un nouveau modèle et vanter cette option frôle selon moi l’escroquerie marketing. Passons.
  • Le second changement est lui bien « réel », matériel : le SteelSeries Siberia 840 se voit équipé d’une connectivité Bluetooth qui va lui permettre au choix d’écouter de la musique sans fil depuis un smartphone ou une tablette, ou bien sûr de prendre une conversation téléphonique sans lâcher votre jeu favori. Un plus bien pratique auquel j’avais pris goût avec mon premier casque sans-fil d’une marque concurrente.

Steelseries Siberia 840

Au-delà de cette différence visuelle et de ces 2 fonctionnalités, le bilan est simple : le SteelSeries Siberia 840 ne présente AUCUNE DIFFERENCE par rapport à son aîné : caractéristiques identiques, connectiques identiques, confort identique, autonomie sensiblement identique, et surtout, rendu audio identique (nous y reviendrons) !

Vous voilà prévenus. Donc pour clore sur la partie comparaison, l’équation est simple : si vous lorgnez sur ce casque et n’avez pas encore de sans-fil, vous verrez à travers ce test que ce modèle est vraiment excellent. Mais si vous avez un Siberia 800 et que vous vous « tâtez » pour vous prendre celui-ci, à moins de vraiment vouloir le Bluetooth en plus, ça ne vaut clairement pas le coup de dépenser autant pour si peu, et votre modèle actuel vous rendra les mêmes services. C’est dit.

Caractéristiques et fonctionnalités

Voici les principales caractéristiques du SteelSeries Siberia 840 :

Casque

  • Haut-parleurs de 40 mm
  • Réponse en fréquence : 20 Hz – 20000 KHz
  • Poids avec la batterie : 318 g
  • Batterie lithium-ion rechargeable de 1000 mAh
  • Portée effective : 10 m
  • Latence : <16 ms, fixe

Micro

  • Micro unidirectionnel
  • Réponse de fréquence : 100 Hz – 10 000 Hz
  • Sensibilité du microphone -44 dB
  • Impédance du microphone 2200 Ohm
  • Indication LED rouge en mode silencieux

Steelseries Siberia 840

Le SteelSeries Siberia 840 est un casque fermé 7.1 offrant un son Dolby Surround émulé : c’est-à-dire qu’il n’a qu’un seul haut-parleur par écouteur et que c’est un traitement numérique du son qui va simuler la spatialisation qu’offrent les différents canaux.

Le casque est aux normes Dolby Surround, Dolby Pro Logic II et Dolby Headset. Il dispose d’un boitier émetteur/récepteur avec un afficheur OLED sur lequel s’effectue les différents branchements, et il communique avec en Wi-Fi 2,4Ghz. Le casque se cale automatiquement sur la meilleure fréquence disponible, empêchant toute interférence ou coupure intempestive.

La première nouveauté, comme évoqué plus haut, est de proposer également le bluetooth.

Le SteelSeries Siberia 840 est compatible avec les différentes consoles Sony et Microsoft, ainsi que les PC, Home Cinéma et même les mobiles et lecteurs audio, le casque s’utilisant alors en filaire comme un casque audio classique (non configurable dans ce cas).

Steelseries Siberia 840

Le boitier émetteur/récepteur du casque permet de visualiser via son écran OLED intégré les différents réglages, et permet également de paramétrer entièrement le fonctionnement du casque : choix de la source audio, activation/désactivation du Dolby, association du casque, sauvegarde de différents profils de réglage, informations système, etc…

L’autre nouveauté est donc d’offrir la possibilité de personnaliser et enregistrer ses presets pour l’égaliseur, soit via le boitier, soit via le logiciel PC Steelseries Engine.

Steelseries Siberia 840

On retrouve à l’arrière les branchements : le passthru optique permettant de brancher le boitier du casque et un autre matériel en cascade derrière, le port mini-USB pour l’alimentation du boitier et/ou le tchat Playstation (d’autres marques sont au moins passé du mini au micro-USB, SteelSeries non …), l’alimentation secteur (si celle USB n’est pas utilisée), une entrée et une sortie analogique en jack 3,5mm permettant respectivement d’ajouter une source audio.

Le SteelSeries Siberia 840 dispose d’une panoplie de réglages plutôt simples, mais très intéressants. Ceux-ci, en plus du réglage du volume général, sont accessibles aussi bien depuis le casque via une molette, que depuis son boitier.

On trouve ainsi :

  • Le réglage de l’égaliseur qui permet soit de choisir entre 6 préréglages fixes soit d’en créer vous-même en vous basant sur les, faisant varier le rendu sonore à sa convenance.
  • L’indispensable fonction ChatMix qui permet de régler la balance entre les sons du jeu et le tchat avec les autres joueurs.
  • La fonction Livemix qui offre la possibilité d’atténuer dynamiquement les sons du jeu lorsque que quelqu’un parle sur le tchat afin de ne rien rater d’une conversation : on peut ainsi régler la sensibilité de cette atténuation. A noter que cette option ne sera pas disponible avec tous les types de branchements.

Déballage

Le carton du SteelSeries Siberia 840 est dans la norme : plutôt joli et « vendeur » en extérieur, simple et complet à l’intérieur.

Je ne suis pas un fou de « suremballage » et ce casque est bien protégé et mis en valeur, c’est bien suffisant.

Steelseries Siberia 840

Le contenu du carton est un modèle, dans le sens où l’on retrouve absolument tout ce qui va servir (et pourrait servir !) pour brancher le casque avec n’importe quel support. On retrouve donc le casque et son boitier, les deux batteries, un transformateur vers USB avec les embouts pour les différents pays du monde (France, USA, UK et Australie : bravo !), le câble USB d’alimentation se branchant sur le transfo, un autre USB pour alimenter le boitier en USB (si on ne veut pas brancher le transfo) et/ou servir au tchat sur Playstation, un câble optique Toslink (très fin et à priori fragile, comme avec beaucoup de casques), un câble Talkback pour Xbox One et PS4, un câble jack pour brancher un lecteur audio ou un téléphone, et un dernier câble jack pour relier deux SteelSeries Siberia 800 entre eux (!?).

Une notice est également présente : si elle ne rentre pas dans le détail des configurations du casque, vous saurez par contre brancher votre nouveau joujou sur tel ou tel support sans difficulté. Pour le reste, il faudra fouiller pour trouver. C’est malheureusement une habitude chez beaucoup de marques : pas moyen d’avoir une notice complète dans le carton, il faut comme bien souvent aller sur le site constructeur pour trouver toutes les informations recherchées.

Steelseries Siberia 840

Au niveau du casque, on trouve deux prises jack : la prise « Chat » en 2,5mm pour brancher le câble Talkback sur Xbox One et PS4 et une seconde, la prise « Share », offrant plusieurs possibilités : branchement d’une source audio extérieure, d’un téléphone pour écouter de la musique ou téléphoner directement depuis le casque, ou même d’un second casque audio, permettant à une deuxième personne de profiter de ce que vous écoutez.

Les boutons sont quant à eux au nombre de 3. Le large bouton ON/OFF du Siberia 800 se voit maintenant splitté en 2 boutons plus petits : un ON/OFF global pour le casque, mais aussi un second bouton pour le bluetooth, permettant d’allumer/éteindre le bluetooth uniquement, associer un périphérique, ou encore décrocher/raccrocher une conversation téléphonique, mettre sur lecture/pause une musique ou passer à la suivante. Le troisième « bouton » est en fait la molette cliquable : elle permet à la fois de molette pour le réglage du son, mais aussi de naviguer dans l’interface du boitier.

Le microphone intégré au casque est rétractable, c’est-à-dire que vous pouvez le rentrer entièrement dans le pavillon de l’écouteur gauche quand vous ne l’utilisez pas. Pratique et discret si vous souhaitez utiliser le casque en extérieur comme casque audio par exemple : ça passera mieux que si vous aviez une perche de micro rabattue le long de l’arceau (ne rigolez pas, on en voit plus d’un avec leur casque gaming sur la tête dans le métro parisien …). Une fois sorti, la perche du micro est assez souple : elle est faite de petites pièces en métal articulées, comme beaucoup de micro sur les casques gaming, sauf que cette fois Steelseries a enrobé le tout d’une gaine en plastique. Mauvaise idée. La perche du micro reste souple mais le plastique fait que celle-ci reprend la position dans laquelle elle est quand elle est rétractée dans le casque (mémoire de forme) : difficile de garder le micro bien orienté et avec la « forme » souhaitée, quel dommage.

Steelseries Siberia 840

Et pour ce qui de l’alimentation alors ? Qui dit casque sans fil dit piles ou batteries. Et bien le SteelSeries Siberia 840 fait très fort et reprend un concept que seul le Tritton Warhead avait proposé à ce jour : il fonctionne avec une batterie rechargeable dans le casque, pendant qu’une seconde batterie est en train de recharger dans le boitier. Les 2 batteries sont fournies avec le casque.

Steelseries Siberia 840

Celle du casque est accessible en dévissant de quelques degrés le cache de l’écouteur gauche. Pas super pratique la première fois, mais on prend vite le coup de main. A noter que le cache de l’écouteur droit n’est plus amovible comme sur le Siberia 800 : il cachait un port USB pour la mise à jour du firmware du casque, mise à jour n’ayant jamais vu le jour (et oui, business is business : pourquoi mettre à jour un casque existant quand on peut sortir un nouveau casque pour cette mise à jour? Bravo Steelseries …).

Les niveaux des deux batteries sont visibles en permanence sur l’écran du boitier, ce qui permet de voir venir la panne et potentiellement d’avoir une autonomie illimitée en passant d’une batterie à l’autre. Un son dans le casque vient également nous rappeler lorsque l’autonomie de la batterie atteint un seuil bas. C’est un excellent choix de la part de SteelSeries d’avoir opté pour ce fonctionnement que l’on devrait trouver partout selon moi.

Qualité de fabrication et confort

Au niveau fabrication, le SteelSeries Siberia 840 est un exemple de finition : cœur de l’arceau métal souple, plastiques de qualité, « gomme » type caoutchouc agréable au toucher, le casque semble à la fois souple et solide, annonçant un confort et une durabilité certaine. Aucun jeu n’est observé au niveau de l’articulation des écouteurs, les crans pour ajuster la taille du casque sont francs, le micro rétractable rentre/sort facilement de son logement, la molette multifonction est accessible et facile à manipuler, les prises jack bien placées et recouvertes d’un cache en caoutchouc quand on ne les utilise pas : quasiment un sans-faute. Mis à part la petite déception citée plus haut concernant la difficulté à bien orienter le micro, pas grand-chose à redire.

Steelseries Siberia 840

Les mousses des écouteurs et celles à l’intérieur de l’arceau sont à mémoire de forme, très souple, recouverte de similicuir de qualité. Cette solution tient un peu plus chaud que des mousses classiques mais a l’avantage d’améliorer l’isolation sonore avec l’extérieur. Les pavillons des écouteurs englobent parfaitement les oreilles, et l’arceau, fait d’une sorte de gomme/caoutchouc recouvrant une armature en métal flexible, est suffisamment souple pour s’adapter à la majorité des tailles de têtes. A noter que comme sur d’autres casques gaming, je me retrouve au réglage de taille maximale, sans pour autant avoir la tête d’Elephant Man : mais qu’est-ce que les marques gaming ont à faire des casques aussi justes !? Je suis à la moitié de la taille maximum sur tous les casques audiophiles que j’ai testé !

Pour en revenir au SteelSeries Siberia 840, j’ai juste trouvé les mousses venant appuyer sur le haut du crâne très moyennes : lorsqu’on appuie dessus, elles se « dégonflent » un peu comme une baudruche, et la tête est finalement en contact avec la partie dure de l’arceau, pas génial… Au bout de quelques temps, j’avais mal sur le haut de la tête (l’absence de cheveux n’aidant pas) car l’arceau appuyait un peu : le problème disparaît (temporairement) en bougeant de quelques millimètres le casque de temps à autres, mais c’est quand même dommage sur un casque à ce prix de ne pas avoir rajouté quelques millimètres de mousse supplémentaires. La mousse de l’arceau de mon SteelSeries Siberia 800 garde d’ailleurs maintenant sa forme « dégonflée » en permanence : c’est le point faible au niveau confort pour ce casque selon moi. Le SteelSeries Siberia 840 étant construit de manière totalement identique, nul doute qu’il rencontrera le même problème.

Réglages et qualité du son

S’il y a un critère qui prévaut, c’est bien celui-là : le rendu sonore ! Un beau casque plein d’options c’est bien, mais encore faut-il qu’il tienne la route sur la qualité audio ! Et bien rassurez-vous, encore plus sûr que ça ne l’était avec son ainé, ce n’est pas sur ce point que le SteelSeries Siberia 840 vous décevra !!!

Steelseries Siberia 840

Les 6 préréglages existants étaient suffisamment variés et complémentaires pour vous faire profiter d’un son tel que vous l’aimez et ce dans toutes les situations : jeux, films, musique, il y en a pour tous les goûts. Répondant aux doux noms de « Equilibré, Immersion, Voice, etc… », il est possible de les modifier en cours de jeu depuis le boitier ou le casque : pour chacun, un aperçu de l’égaliseur de leur rendu est visible sur l’écran du boitier. Chacun à son identité propre, et vous aurez vite fait de trouver votre préféré pour tel ou tel type de jeu.

Steelseries Siberia 840

La nouveauté du SteelSeries Siberia 840 est d’offrir la possibilité supplémentaire de créer ses propres presets/profils audio en mémorisant ses propres réglages d’égaliseur via le logiciel PC : le SteelSeries Engine. Si la nouveauté mérite d’être saluée, elle n’offre au final qu’une interface plus jolie pour cette personnalisation qu’en passant par le boitier du casque, et la possibilité de sauvegarder autant de presets que désiré, et d’en charger jusqu’à 3 sur votre casque. De quoi créer votre bibliothèque de réglages, même si le réglage de l’égaliseur seul n’offre pas un panel de possibilités immenses. Pour ma part, j’ai essayé le SteelSeries Engine pour le test, mais avec un peu d’habitude, je vais aussi vite depuis le boitier, ce qui m’évite de le passer de la console au PC.

Le choix d’avoir intégré un écran sur ce boitier apporte clairement un confort d’utilisation certain : toutes les informations utiles et réglages sont en permanence sous vos yeux (à condition d’avoir le boitier dans votre champ de vision) : niveau de charge des deux batteries, volume actuel, état du Dolby, affichage des différents réglages quand on les modifie. Rien à voir avec les nombreux casques où l’on touche à plein de fonctionnalités et où l’on se perd un peu quant aux différents niveaux : on ne sait plus très bien où on en est ni quoi est activé. Ici, vous ne rencontrerez pas ce problème.

Donc logiciel ou réglage direct sur le boitier, à vous de voir quelle solution vous conviendra le mieux.

Pour en revenir au rendu du SteelSeries Siberia 840, la spatialisation n’est pas en reste : le 7.1 en Dolby Headphones ou Dolby Pro Logic II jouent parfaitement leur rôle, restituant un placement des sons d’excellente qualité. Vous pourrez déterminer l’emplacement de l’origine de tirs, d’un bruit de véhicule ou n’importe quel autre son, la spatialisation fonctionnant parfaitement.

Après de pas mal de comparatifs, je dirais malgré tout que par rapport la combinaison Mixamp (ou équivalent) + Sennheiser Game Zero par exemple, le SteelSeries Siberia 840 est un peu en retrait sur la « qualité pure » du son, offrant un panel sonore un peu moins détaillé : le casque en lui-même n’offrira en effet pas le même rendu qu’un casque audiophile hors de prix, mais sa précision sonore et sa largeur de scène très correcte pour un casque fermé associées à son traitement du signal + gestion de l’égaliseur permettent un résultat excellent en jeu, et c’est avant tout ça qui nous importe.

Les fonctions ChatMix et LiveMix fonctionnent plutôt bien et se règlent facilement : la valeur de votre réglage apparaît sur l’écran du boitier, vous permettant de voir où vous en êtes. La première permet la même souplesse d’utilisation qu’un Mixamp, offrant de régler précisément la balance entre les sons du jeu et le tchat avec vos coéquipiers. La seconde, disponible que dans certaines configurations de branchements, permet en plus de faire varier les sons du jeu dynamiquement selon le volume de la voix de vos coéquipiers : c’est la seule fonctionnalité que je n’ai pas pu tester pour cet article, donc je vous laisserai vous faire votre propre idée.

Pour terminer, un mot à propos du « détail » qu’on oublierait presque : la connexion sans fil ! Celle-ci n’a montré aucune faiblesse pendant les nombreuses heures qu’a duré le test. Dans un environnement TRÈS chargé en réseaux Wifi, absolument aucun problème n’est apparu : aucune micro-coupure, aucun grésillement, mais aussi aucune latence. SteelSeries connait son job, et l’expérience passée du Siberia 800 étant tout aussi convaincante sur ce point, il aurait été impensable d’avoir un SteelSeries Siberia 840 qui rencontre des problèmes avec le sans-fil.

Cela est également valable pour le Bluetooth : son utilisation est très simple, à l’image d’une oreillette ou casque Bluetooth classique. Vous aurez la possibilité dans les réglages de couper le son du jeu pendant un appel ou de le laisser en sourdine, vous permettant de répondre au téléphone en continuant à jouer sans problème. J’adore !

Microphone

La qualité du microphone unidirectionnel est plutôt bonne: vos coéquipiers vous entendront de manière nette, sans avoir besoin de lever la voix ou toucher le moindre réglage. Le son est clair et vos amis n’auront pas d’excuses s’ils vous comprennent mal.

Steelseries Siberia 840

Le micro peut être coupé quand on ne l’utilise pas : une lumière rouge s’allume alors à son extrémité, permettant de nous rappeler qu’il est éteint, nous évitant ainsi de parler dans le vide (à qui n’est-ce jamais arrivé au moins une fois ?).

J’avais peur que le fait d’avoir des difficultés à orienter le micro comme il faut (comme vu plus haut) pose problème pour capter la voix, mais il n’en est rien : même un peu de travers, la restitution reste très bonne.
Rien à redire donc, un microphone qui fait le job et le fait bien.

Conclusion sur le SteelSeries Siberia 840

Avec les mêmes petits aspects négatifs que son ainé, le SteelSeries Siberia 840 ne réinvente pas la roue en ajoutant le Bluetooth et la personnalisation des presets sur PC. Comme vu plus haut, les possesseurs du Siberia 800 ne verront pas de révolution en passant au SteelSeries Siberia 840. Mais pour ceux qui s’intéressent à ce modèle, il faut avouer qu’il nous offre au final un bilan de tout premier ordre : fabrication soignée, qualité sonore, spatialisation, réglages, facilité d’utilisation, soit tous les facteurs réunis pour offrir au gamer ce qui se fait de mieux actuellement en casque gaming haut de gamme et en qualité générale.

Son plus gros point noir restera finalement son prix : proposé à environ 350 €, le SteelSeries Siberia 850 est dans le top 3 des casques gaming les plus chers. Ce prix ne sera pas à la portée de tous, c’est certain. Mais d’un autre côté, le casque, son boitier et l’exhaustivité du contenu fourni (notamment les 2 batteries !) expliquent aussi ça : on n’a rien sans rien, et s’il est plus cher que d’autres, c’est aussi qu’il offre plus. De mon point de vue, ayant essayé pas mal de casques de différents budgets, je pense que le prix, faute d’être accessible, est correctement placé par rapport à la concurrence. Egalement, ceux pour qui les 2 nouveautés de ce modèle ne présentent pas de critère obligatoire, il est possible de se tourner vers le Siberia 800 qui a maintenant baissé de prix et peut être trouvé autours des 250€.

Le choix vous appartient donc.

Les plus :

  • Finition
  • Fabrication
  • Rendu sonore
  • Spatialisation
  • Réglages

Les moins :

  • Prix élevé
  • Confort moyen et mousse de l’arceau « dégonflable »
  • Perche du micro ne restant pas dans la position voulue

Ou l’acheter ?

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