Commençant à devenir un habitué de la marque, et après avoir essayé les modèles les plus aboutis de leur gamme, c’est aujourd’hui le Turtle Beach EarForce XP Seven qui arrive entre mes mains. Toujours possesseur de mon « bon vieux » PX5, et très satisfait du test du Tango, c’est avec impatience que j’ai découvert ce nouveau modèle haut de gamme avec en tête LA question : tient-il vraiment toutes les promesses faites aux pro-gamers ? Nous allons voir ça.

[INFO] Dans un souci de cohérence, la notation de ce casque a été harmonisée avec celle des autres modèles que j’ai testés sur ce site et disposant de ce même en-tête : la note des casques plus anciens est ainsi plus représentative en comparaison des casques actuels et de l’évolution de leurs prix respectifs.

Il est bon de savoir que Turtle Beach sort bien souvent des casques identiques sous différentes couleurs, avec juste une différence au niveau des accessoires fournis. Ainsi, le XP Seven, vendu comme plutôt orienté Xbox même s’il est multiplateformes, a un « jumeau » aux couleurs de Call of Duty Black Ops 2: le Sierra. L’unique différence est que ce dernier est livré sans le câble pour une utilisation mobile du casque, et sa couleur « spécial MLG » remplacée par les couleurs du jeu. Sinon, point de vue caractéristiques, ce sont deux clones.

Ce casque étant doté d’une entrée et sortie optique comme les autres modèles équivalents de la marque, j’ai pu effectuer les tests en comparant ses résultats à ceux du PX5 que je maitrise pleinement. J’ai pu essayer le casque sur Battlefield 3, Sniper Ghost Warrior 2, Batman Arkham City et Hitman Absolution. C’est certes un panel pas très varié mais les casques 5.1 et leur spatialisation ayant vraiment un sens pour les jeux à la première personne, j’ai quand même bien pu me rendre compte de ses capacités dans les différentes situations.

Caractéristiques techniques

Turtle_Beach_XP7_câblé

Pour ce modèle, Turtle Beach nous prend à contre-pied par rapport à ce qu’il avait l’habitude de nous présenter pour son haut de gamme : c’est bien d’un casque filaire qu’il s’agit ici avec le Turtle Beach XP Seven. Ce casque étant vendu comme figure de proue de sa gamme, destinée aux pros gamers sur console, estampillé du logo de la Major League Gaming (MLG), je pense que comme pour les manettes, la ligue doit préférer utiliser du filaire pour éviter tout problème éventuel de latence ou d’interférences : pas de place pour l’imprévu dans la compétition.

Le Turtle Beach XP Seven est donc filaire. C’est un casque Dolby Surround offrant donc un son multicanaux en 5.1. Ce son Surround est émulé : c’est-à-dire que le casque n’a qu’un seul haut-parleur de 50mm par écouteur et que c’est un traitement numérique du son qui va simuler la spatialisation des différents canaux. Comme pour les autres casques émulés, je remets un petit lien sur la vidéo en anglais (désolé pour les anglophobes) qui explique à merveille comment fonctionne ce principe :

Le Turtle Beach XP Seven propose 9 profils de réglages préenregistrés pour les sons du jeu et autant pour le micro, permettant de mettre en valeur différents types de sons (les graves, les aigus, les bruits secondaires dans le jeu, etc…). Comme pour le Tango, il est également possible de modifier le placement (virtuel j’entends) des différents haut-parleurs autours de soi, afin de modifier un peu la « profondeur » de la spatialisation.

Un nouveau réglage, directement tiré de ce qui se fait depuis longtemps chez Tritton, est la possibilité de régler indépendamment le volume de chacun des canaux (avant, arrière, basses…).

Turtle Beach XP Seven

Pour les fans de customisation, les plaques de haut parleurs sont interchangeables, Turtle Beach proposant déjà quelques couleurs différentes. Une option que le constructeur rentabilisera sans doute très rapidement.

Déballage

Turtle Beach XP Seven

Dès la sortie de la boîte, le présentoir en carton plastifié rigide, style boite de jeux de société, annonce la couleur : nous avons affaire à un luxueux modèle haut de gamme. Une fois le rabat ouvert (rabat fermé avec un aimant, classe !), nous avons affaire à la « bête » : le casque trône sur son support en plastique, le boitier d’interface console au milieu.

Turtle Beach XP Seven

Dans les deux autres cartons présents, nous y trouvons l’imposante télécommande de contrôle, un guide de branchement rapide, un guide des préréglages existants, des stickers Turtle Beach (…) mais surtout la totalité des câbles nécessaires au branchement de l’ensemble sur votre console : câble pour le casque (et sa rallonge), câble optique, USB, auxiliaire pour brancher un appareil en jack 4 pôles et le câble talkback pour la manette Xbox 360.

Qualité de fabrication et confort du Turtle Beach XP Seven

Turtle Beach XP Seven

Comme la marque nous y à habitué avec ses meilleurs modèles, le Turtle Beach XP Seven donne réellement une impression de qualité et de solidité. Les plastiques sont parfaitement ajustés, il n’y à aucun jeu dans l’articulation des écouteurs qui pivotent à 90°, aucun bruit suspect, le réglage de la taille de l’arceau se fait par « clics » qui sont nets et francs, un sans faute !

Turtle Beach XP Seven

Comme sur le Tango, nous retrouvons sur les écouteurs et à l’intérieur de l’arceau : des mousses à mémoire de forme recouvertes de similicuir. Si cette solution n’est pas forcément aussi confortable que certaines mousses et a tendance à tenir plus chaud, il faut avouer que l’efficacité est indéniable pour l’isolation sonore, du bon travail !

Turtle Beach XP Seven

Petite évolution appréciable au niveau du design, Turtle Beach a enfin abandonné le support de micro rotatif proéminent qui gâchait un peu le profil du casque quand on enlevait le micro. Ici un simple orifice en jack 3,5mm pour y brancher la perche du micro. Quand on l’utilise, on le place là où il faut, et quand on en n’a plus besoin ou pour un usage nomade du casque, on l’enlève tout simplement.

Turtle Beach XP Seven

Comme sur le Tango, le micro étant directionnel, il dispose d’un petit insert métallique estampillé Turtle Beach pour l’orienter correctement. C’est un détail tout bête, mais je me rappelle encore d’un soir sur Battlefield où je m’énervais parce que personne ne m’entendait avec mon PX5 fraîchement acheté. En « triturant » la mousse parfaitement sphérique, j’avais senti à travers un « méplat » permettant de savoir comment orienter le micro, un peu par hasard. Aujourd’hui, plus de doute possible.

Mon seul bémol concernerait le confort au niveau du port prolongé du casque : malgré une forme générale de casque très proche des autres modèles, j’ai trouvé l’arceau très rigide, beaucoup plus que sur le Tango ou le PX5, et malgré les heures de jeu, je n’ai pas ressenti « d’assouplissement ». Le casque me gênait vite, puis finissait par me faire mal au bout d’une heure. Peut être du à ma « grosse tête », malgré tout, ce symptôme apparaît, avec moi, pour la première fois sur un casque Turtle Beach. Espérons que l’arceau s’assouplira un peu à la longue…

Branchements du casque

Pour la première fois avec la marque Turtle Beach, j’ai l’occasion de tester un casque filaire. Le Turtle Beach XP Seven, aux couleurs de la MLG, à destination des gamers purs et durs, s’affranchit ainsi de tout problème d’interférences éventuelles : finit les crépitements ou pertes de signal quand les réseaux wi-fi sont un peu trop nombreux au mètre carré ! De plus, quoi qu’on en dise, passer au casque filaire permet de ne plus avoir une source wi-fi et bluetooth vissée sur la tête : même si le sujet fait polémique aujourd’hui et qu’on nous tait plus ou moins volontairement les effets sur notre organisme, je suis sûr que se prendre toutes ces ondes en plein sur le crâne ne nous fait aucun bien !

Mais ce changement a un prix : finit la tranquillité du sans fil, il faut bien organiser toute sa « câblasse » pour ne pas finir saucissonné sur son fauteuil…

Turtle Beach XP Seven

L’ensemble des câbles sont soit avec gaines plastiques épaisses et solides, soit tressés avec une fibre de type kevlar, les protégeant efficacement. La console ou le PC fournit donc la sortie optique et un port USB sur lesquels est branché le boitier d’interface. La (monstrueuse) télécommande vient se brancher sur ce dernier via un épais double câble se terminant par deux prises : une sorte de port PS2 propriétaire et un USB pour alimenter la partie micro du casque. A noter qu’en plus de ce câble pourtant déjà long, une rallonge est fournie, permettant de prendre vraiment de la distance avec ses équipements (pour ceux qui jouent sur leur canapé, à 3 m de leur écran géant !). Et pour finir, le casque est branché en jack sur la télécommande. Les joueurs Xbox 360 devront rajouter à cela, le câble talkback entre la télécommande et la manette pour pouvoir chatter.

Ça commence à faire pas mal de câbles, mais ces branchements représentent le minimum nécessaire au fonctionnement du casque. Cependant, le Turtle Beach XP Seven propose des « petits plus » très intéressants.

La télécommande dispose d’une sortie jack 3,5mm « speaker », permettant d’un simple appui sur un bouton de basculer le son du casque vers une autre sortie de votre choix : chaîne hi-fi, enceintes ou autres. C’est tout bête mais il fallait y penser : ça évite de tout débrancher à chaque fois que l’on veut jouer sans le casque.

Nous trouvons également, le retour de l’entrée jack 3,5mm auxiliaire (qui avait été laissée de côté sur le Tango) mais cette fois en 4 contacts, permettant de brancher un appareil externe pour écouter la musique ou encore, chose encore plus intéressante, de brancher un téléphone ! Le casque fait alors office de « kit piéton grand luxe » permettant de téléphoner tranquillement tout en continuant à jouer.

Réglages et qualité du son

Turtle Beach XP Seven

Le plat de résistance !

Et comme je m’y attendais, comme lors du test du Tango, « l’évolution sonore » n’est pas flagrante par rapport aux modèles précédents. Ne voyez pas là une critique, car à mes yeux (mes oreilles dans ce cas-là), les casques Turtle Beach proposent ce qui se fait de mieux en termes de spatialisation et de qualité sonore pour les jeux. A savoir que contrairement aux autres marques proposant 2 ou 3 réglages prédéfinis et figés (si on n’aime pas le rendu, c’est comme ça, c’est 200 ou 300 € de perdus…), Turtle Beach propose sur ses casques haut de gamme un grand nombre de pre-réglagles bien distincts. Si ça ne vous suffit pas, ou que vous voulez modifier tel ou tel rendu, un logiciel vous permet de personnaliser intégralement le casque pour vous faire vos propres réglages ou récupérer ceux de la communauté sur le site officiel. Nous y reviendrons.

 

!!! [Pour la partie suivante, ayant constaté que les caractéristiques et réglages étaient en tout points identiques au Tango, j’ai repris en partie le chapitre rédigé lors de son test] !!!

Les 9 pré-réglages pour les sons du jeu, ainsi que les 9 pour le micro (plus anecdotiques, permettant entre autre de modifier sa voix) en mettent plein les oreilles à tous les types de joueurs. Que vous soyez fan de basses, que vous cherchiez à entendre le moindre petit son du jeu, que vous vouliez entendre des explosions monumentales ou surveiller les bruits de pas se faufilant derrière vous, le casque comblera chaque type de joueur selon ce qu’il cherche et le jeu auquel il joue.

Turtle-Beach-EarForce-Tango-signal-processing

Le traitement numérique du signal extrêmement complexe et complet permet à peu prêt tout en termes de rendu. Les touches de commandes vous permettent de passer d’un réglage à l’autre, de régler les volumes des différentes sources ou de passer d’une source sonore à l’autre.

Le Turtle Beach XP Seven, malgré la variété des pré-réglages, reste un exemple de polyvalence et de maîtrise. En gardant le réglage de base, c’est un casque parfaitement neutre, qu’il ne tiendra qu’à nous de personnaliser. Les aigus sont parfaitement claires et nettes, les médiums bien pleines et présentes et les basses profondes, sans pour autant étouffer ou masquer les autres sons.

La spatialisation du son n’est pas en reste. Le Dolby Surround est très bien exploité. Le Turtle Beach XP Seven, tout comme le Tango, joue dans la même cour que le PX5 là-dessus, et arrive selon moi juste un poil derrière le casque qui à mes yeux est la référence sur ce point, le Tritton Pro Plus : c’est quasiment aussi bon, et il s’en faut de très peu (imperceptible je pense si on n’a pas les deux sous la main). Il est évident de situer avec précision la direction d’où provient un son, et son utilité pour les FPS est évidente. Turtle Beach maîtrise pleinement le sujet et même s’il ne propose pas à son catalogue de casque avec du vrai 5.1, il n’a pas à en rougir pour autant.

Turtle-Beach-EarForce-Tango-réglage-surround

Possibilité offerte depuis peu par la marque : la possibilité de modifier virtuellement l’angle des haut-parleurs pour changer le rendu et la profondeur du Surround. Gadget ou réelle plus-value ? Je ne saurais le dire avec certitude. Quoi qu’il en soit, en modifiant ce réglage via la façade avant du boitier décodeur, on entend vraiment une différence, je pense que chaque oreille sera plus ou moins réceptive à tel ou tel réglage, chaque joueur aura ses préférences. J’avoue avoir trouvé les n°3 et n°6 les plus homogènes.

Turtle-Beach-EarForce-Tango-ASE-1

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Le Turtle Beach XP Seven peut se configurer entièrement en se branchant à un ordinateur via un logiciel propriétaire originalement appelé « Advanced Sound Editor » (ASE). C’est une version encore plus poussée du logiciel existant pour le PX5, qui était déjà très complet. Et j’ai un peu honte de vous l’avouer, mais même moi qui suis quand même initié à la chose et me suis énormément documenté sur le sujet, je dois dire qu’un certain nombre de réglages avancés me dépassaient…

Turtle-Beach-EarForce-Tango-ASE-3

Outre les maintenant classiques réglages d’égaliseur, de seuil de déclenchement du micro, de filtres, d’équilibrage des sons jeu/chat/micro, des effets 3D, du volume de la voix des notifications du casque, etc…, il est également possible de régler manuellement des filtres sur des fréquences bien précises, le gain des signaux (euh…), les réglages des différents traitement du signal, et d’autres points aussi complexes. On peut faire toutes les expériences possibles, le résultat pouvant être soit totalement catastrophique, soit très intéressant (mise en évidence ou suppression complète de types de sons bien précis, modification des effets 3D…).

Tout un tas de réglages perso sont mis en ligne sur le site officiel par les joueurs, et il est facile de les charger pour les essayer, de sauvegarder les vôtres, puis de retourner à ceux d’origine si vous n’êtes pas satisfaits. En dehors de Turtle Beach, aucun autre constructeur ne permet une telle liberté quand à la personnalisation de son casque, et c’est bien dommage ! Car les joueurs passionnés peuvent vraiment faire ce qu’ils veulent de leur casque avec cet outil.

!!! [Fin de la partie commune avec le test des réglages du Tango] !!!

 

Comme je le disais en introduction, la nouveauté du Turtle Beach XP Seven est d’apporter, comme sur les casque de la marque Tritton, la possibilité de régler individuellement le volume des canaux avant, centraux, arrières et les basses. Si la possibilité est bienvenue, il faut avouer que le rendu n’est pas flagrant.

Vient pour moi le premier gros défaut de ce casque. Pour satisfaire les joueurs, Turtle Beach nous propose toujours plus de réglages et de possibilités. Mais à force d’en rajouter, il faut l’admettre, je pense qu’il finit par y en avoir trop… Car les possibilités sont absolument innombrables, et pour s’y retrouver et essayer d’évaluer le résultat, ça devient un vrai parcours du combattant :

« Alors j’ai essayé cet angle de haut-parleur, mais si j’augmente un peu le son à l’avant, que je baisse à l’arrière, est-ce que c’est différent ? J’ai diminué le filtrage des graves, modifié l’équaliseur, mais si je veux mieux entendre les bruits de pas derrière moi dans le jeu, il faut que j’aille encore toucher aux réglages de l’ASE ou que je modifie l’angle de mes haut-parleurs et augmente le son du canal arrière ? » Etc etc…

Les combinaisons sont infinies, et vouloir tout comparer est un enfer. De plus, le mode d’emploi téléchargé en ligne n’est pas hyper détaillé, tout comme celui au format papier fournit avec le casque : on tâtonne beaucoup, on s’énerve, et on recommence. Je mets ma main à couper que 99% des joueurs, gamers « professionnels » y compris, ne se prendront pas la tête à tout modifier en permanence : le casque propose d’excellents pré-réglages par défaut, qu’on peut modifier un petit peu, et tous ces réglages sont finalement pas indispensables pour profiter au mieux de la qualité du son. Cet avis n’engage que moi, mais j’ai au moins le mérite d’avoir passé pas mal d’heure à essayer plein de réglages, donc je parle en connaissance de cause. J’ai trouvé mes réglages qui me plaisent, au final, après avoir essayé un peu tout, je n’ai pas changé énormément de choses, et je suis quand même très content de mon « simple résultat ».

Turtle_Beach_XP7_télécommande_arbre_Noël

Au tour du second gros point noir à mes yeux…

Vous l’aurez remarqué depuis le début, le passage au filaire apporte un gros changement quand au fonctionnement du casque : Turtle Beach a abandonné l’insertion de toutes les commandes directement sur le casque et a préféré les déporter sur une télécommande. Du coup, les réglages se font tous sur la télécommande, contrairement au Tango : comme tout ne pouvait être embarqué sur le casque, quelques réglages se faisaient sur la base du transmetteur.

Cette télécommande est un vrai arbre de Noël : à l’exception du dessous, il y a des commandes partout !

Turtle_Beach_XP7_télécommande

Sur le dessus, ce sont des commandes tactiles sur la partie arrondie, et sur le bas et tout le tour de la télécommande, des boutons « classiques ». Et le manque de détails dans la notice se fait très vite sentir : on se perd rapidement dans tous les réglages. Le réglage de l’angle des haut-parleurs se fait en comptant le nombre de fois que s’allume une LED, le réglage du volume individuel des canaux se fait en comptant le nombre de secteurs lumineux allumés à différentes intensités, le volume général du jeu de la même façon, une molette pour le réglage du micro, une pour la source auxiliaire,  pas évident… C’est très complet, mais trop confus. Et ce n’est pas tout.

La télécommande, énorme et relativement lourde avec ses câbles assez rigides, est dure à placer. Le dessous est cependant équipé de tampons en caoutchouc, très bien pensés, ce qui permet de la poser tranquillement à plat sur un bureau si vous êtes sur PC. Dans ce cas de figure vous serez à peu près tranquille si vous ne bougez pas trop et ne la faites pas tomber en tirant sur le fil. Autrement, si vous jouer sur un fauteuil ou autre, il vous faudra la poser à côté de vous au mieux, ou utiliser le clip arrière pour l’accrocher à votre passant de pantalon, veste ou ailleurs pour la garder à portée de main. Et là bon courage !!! Les commandes tactiles s’activent au moindre mouvement, les molettes bougent, et je me suis arraché des cheveux d’énervement sur mon fauteuil parce que je n’arrêtais pas de changer involontairement des réglages…

Pour pouvoir « caser » toutes les commandes, il a fallu faire une télécommande trop grosse et pas pratique, pas le choix, et c’est dommage ! Je pense que le système des commandes au casque était une bonne solution, quitte à les partager avec une télécommande plus petite et pratique.

Conclusion sur le casque Turtle Beach XP Seven

Turtle_Beach_XP7_carton

Malgré les critiques émises dans la dernière partie, ne vous trompez pas : nous sommes ici en présence d’un casque de très grande qualité à tous points de vue ! Vous ne serez pas déçu du rendu sonore, quelles que soient vos attentes vu que tout est faisable ! Il faudra juste garder en tête les inconvénients du filaire pour les possesseurs de casque sans fil, et bien réfléchir à la manière dont on s’installera pour jouer. La pléthore de réglages possibles éveillera la curiosité de beaucoup, mais je pense qu’au final, la majorité trouvera vite ses « petites habitudes » sans faire trop de modifications par la suite. Car à moins d’être ingénieur du son, les possibilités offertes au vue des résultats obtenus (perceptibles par l’oreille du commun des mortels du moins) ne seront pas pleinement exploitées car beaucoup trop complexes et « fouillis ».

Reste à connaître le prix : gros coup de massue, le Turtle Beach XP Seven est proposé autours des 250€ ! Ce casque nous fait très chèrement payer le logo MLG ! Je vous donnerai honnêtement mon avis : en restant dans la marque, vous trouverez pour moitié moins cher tout aussi bien dans les modèles sans fil et quasiment aussi bien dans les modèles filaires moins perfectionnés.

Turtle Beach a vraiment exagéré en sortant un casque filaire à ce prix ! A moins de vouloir absolument un casque aux couleurs MLG, s’investir pendant de très longues heures dans les méandres de la multitude de réglages, ou juste « se la raconter parce qu’on a le casque le plus cher », ce Turtle Beach XP Seven sera trop complexe et/ou trop cher pour la majorité des joueurs, même les pro-gamers. A moins de se contenter de ne l’exploiter qu’à 20 ou 30% de ses capacités.

Chacun y trouvera son compte.

L’équipe GamerStuff tient à remercier Turtle Beach de nous avoir prêté ce modèle pour le test.

Commençant à devenir un habitué de la marque, et après avoir essayé les modèles les plus aboutis de leur gamme, c'est aujourd'hui le Turtle Beach EarForce XP Seven qui arrive entre mes mains. Toujours possesseur de mon "bon vieux" PX5, et très satisfait du test du Tango, c'est avec impatience que j'ai découvert ce nouveau modèle haut de gamme avec en tête LA question : tient-il vraiment toutes les promesses faites aux pro-gamers ? Nous allons voir ça. [INFO] Dans un souci de cohérence, la notation de ce casque a été harmonisée avec celle des autres modèles que j'ai testés…

Turtle Beach XP Seven / Sierra

Qualité du son - 90%
Confort d'écoute - 50%
Réglages - 95%
Design / look - 90%
Qualité / prix - 40%

73%

Un modèle "très haut de gamme" ultra personnalisable, vendu à prix d'or, surtout pour du filaire.

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